Steff S. répond à l’interview d’Indécence

Steff S. répond à l'interview d'Indécence   Interview Steff S.   Steff S. répond à l'interview d'Indécence

Steff S. répond à l'interview d'Indécence

Merci à Steff S. d’avoir accepté de répondre aux quelques questions que je lui ai posé et que peut-être vous vous posez.

 

1 – Parlez-nous un peu de vous, votre bio de manière succincte (Nom, pseudo, pays, …)

Stéphanie Soban, alias Steff S. Je suis née à Clermont-Ferrand, et j’y vis depuis ma naissance. Mes parents ont fait un détour par Paris quelques années, mais je n’en garde que peu de souvenirs. Mon parcours professionnel est assez chaotique, puisque j’ai exercé des métiers très différents les uns des autres. Tout d’abord enseignante de la conduite, j’ai bifurqué vers la négociation immobilière pour arriver à auxiliaire de bibliothèque.

 

2 – Comment vous est venue l’idée d’écrire ?

D’aussi loin que je me souvienne, je gribouillais des poèmes, souvent des pensées jetées sur du papier. Plus tard, j’adorais inventer des histoires à mes cousins. Bref, j’ai toujours écrit, mais pour moi ou mon entourage. Tout cela passait à la poubelle. En 2014, je me suis mise à écrire un roman que j’ai terminé. Bourré de maladresses, bien mal construit, mais qui m’a procuré un plaisir immense. Après avoir essuyé des refus, j’ai rebondi sur l’idée qu’il me faudrait m’améliorer. J’ai pris toutes les remarques que l’on m’avait faites, et j’ai essayé de les mettre en pratique. Pour cela, j’ai participé à des appels à texte, me suis investie dans deux comités de lecture. Ces deux activités sont très formatrices.

 

3 – Que signifie « être auteur » pour vous ?

Être auteur n’est pas un titre honorifique, contrairement à ce que certaines personnes pensent. Être auteur, c’est avant tout trouver du plaisir en écrivant et en donner aux lecteurs.

 

4 – Vous sentez-vous auteur ?

Malheureusement, je ne me sens ni auteur de ma vie ni auteur tout court au sens où on peut l’entendre. Même si mon fan-club (très restreint certes, mais de qualité) m’encourage constamment. D’ailleurs, je préfère écrivain, le terme me parle plus. On peut être l’auteur d’un crime, l’auteur de faits, mais dans écrivain, on retrouve « écrit ».

 

5- Quelles sont les émotions ou sensations que vous préférez quand vous écrivez ?

Sans surprises, vous l’aurez compris : l’amour. Toutes les émotions qui s’ensuivent comme la joie, la peine ne peuvent être dissociées de ce sentiment qui nous intéresse tous.

 

6 – Dans quelles circonstances vous vient l’inspiration ?

Ouh là là ! Gamberger est le maître mot de ma vie, un rien m’inspire une situation, et il y en a tellement à la seconde que mon ciel nocturne se peuple de romans qui ne verront jamais le jour sur du papier. Si seulement je réfléchissais, je dormirais plus !

 

7 – Un lieu de prédilection pour écrire ?

L’ordinateur dans le salon est un endroit parfait. Difficile de l’emporter ailleurs de toute façon (sourire).

 

8 – Un moment privilégié pour écrire ?

Plutôt l’après-midi, le matin, je le consacre à d’autres activités.

 

9 – Lisez-vous des ouvrages d’autres auteurs dans votre domaine d’écriture ?

Oui, bien sûr, je pense qu’inconsciemment, je m’inspire de mes lectures. La romance reste et demeure un style littéraire qui a bercé ma vie. Toute petite, je lisais le magazine féminin de mère alors que je savais à peine lire. Plus tard, je dépensais mon argent de poche en livres de l’éditeur que je ne citerai pas avec un H.

 

10 – Vos personnages sont réels ou imaginés ?

Mes personnages sortent tout droit de mon esprit tour à tour torturé ou romantique, ils reflètent certainement mes envies de rencontrer des gens tels qu’eux.

 

11 – Duquel de vos personnages vous vous sentez le (a) plus proche ?

Aucun et tous à la fois. Ils sont tous une partie de moi-même, un petit quelque chose que je voudrais avoir ou être.

 

12 – Que vous apporte l’écriture (physiquement, moralement, humainement) ?

L’écriture m’apporte le vivier d’espoir, d’évasion, de bien-être que notre société actuelle nous empêche d’avoir. On parle de morosité, de ras-le-bol, cet étalage d’angoisses constantes freine nos désirs, nos ambitions. En écrivant, on invente des mondes où tout peut s’arranger ou pas, mais où vous êtes le décideur, celui ou celle qui va mener la danse.

 

13 – Comment vivez-vous la critique positive ?

Si je disais que cela me laisse de marbre, je mentirais. C’est une vraie récompense.

 

14 – Comment vivez-vous la critique négative ?

J’en profite pour m’améliorer, pour rectifier ce qui peut l’être. Je fais du théâtre depuis le collège, donc depuis très très très etc. longtemps. La critique est une chose que je sais gérer, sans dire qu’elle ne m’atteint pas, j’en prends le meilleur, c’est-à-dire le parti de se dire qu’elle construit l’édifice de la vie.

 

15 – Cela a-t-il était difficile de vous faire publier ?

Je vous dirai ça dans quelques années (clin d’œil).

 

16 – Si vous deviez coécrire un roman avec un autre auteur, lequel serait-il ?

Sans hésitation : Guillaume Musso.

 

17 – Si vous deviez dire simplement quelques mots de vous ou de votre ou vos œuvres, à un public, ce serait ?

Que j’y mets tout mon cœur, que par les mots je leur livre une partie de moi-même.

 

18 – Quels sont vos projets à terme (Court, moyen et long terme) ?

À court terme, je dois terminer un roman mêlant des genres différents, l’érotisme, la romance et le policier. À moyen terme, eh bien, qu’il soit publié. Et pour le long terme, pff… l’avenir me le dira. Les deux premières réponses définiront cela.

 

19 – Votre devise ? Votre couleur préférée ?

C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Ma couleur préférée : le violet.

 

20 – Un remerciement particulier ?

Un grand merci à ma sœur qui lit tous mes écrits ou presque et qui me donne souvent du courage quand je baisse les bras.